Chronique : Les cerfs-volants, de Laetitia Colombani.

  • Titre : Les cerfs-volants
  • Autrice : Laetitia Colombani
  • Editeur : Grasset
  • Prix : 18,50€
  • 208 pages.
  • Résumé : « Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu’à l’aube, lorsqu’elle descend nager dans l’océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant. Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l’alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d’autodéfense féminine, qui s’entraînait tout près. Léna veut remercier l’enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l’a recueillie et l’exploite. Elle n’a jamais été à l’école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire  ? … Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au cœur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation… La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d’une Inde tourmentée. »
Le cerf-volant
  • Mon avis : une autre pépite signée Laëtitia Colombani.

J’étais impatiente de me procurer ce roman et impatiente de le lire car j’avais eu une révélation avec La Tresse et une très belle lecture avec Les Victorieuses. Ce sont des romans courts mais percutants qui m’inspirent énormément et que j’adore. J’étais donc curieuse de voir ce que ce nouveau titre allait donner. Je me suis jetée dessus et je l’ai dévoré en quelques heures.

Il faut savoir que ce roman est techniquement la suite de La Tresse. Il se passe après et on retrouve un personnage du premier roman de l’autrice. Je ne le savais pas en commençant le roman mais ça m’a fait plaisir de retrouver ce personnage, de continuer en quelque sorte à évoluer dans son univers. Pour autant, si vous n’avez pas lu La Tresse, pas de panique : vous allez comprendre. Vous allez aimer. Vous allez peut-être louper deux ou trois références mais rien de très grave et ça ne vous empêchera pas d’apprécier votre lecture, c’est promis.

On y suit Léna, une institutrice française qui, après un drame, décide de changer d’air et part pour l’Inde. Ce qui ne devait être que des « vacances » se transforme en une aventure que se fixe la jeune femme. Attachée aux personnes qu’elle va rencontrer, aux missions dont elle se sent investie … Léna va tout faire pour monter une école afin d’instruire les enfants de la caste des Intouchables notamment.

Alors oui, il y a, par certains côtés, un aspect « white savior » un peu agaçant : l’européenne qui arrive pour éduquer les pauvres petits indiens à qui on refuse l’accès à l’école, paie ton cliché. J’en ai conscience et certains passages du livre m’ont un peu fait froncer les sourcils, je l’avoue. Néanmoins, cette impression est finalement pas mal nuancée. Déjà les rencontres que fait Léna la changent. Certes, elle aide, certes elle s’impose mais ça vaut dans les deux sens. Elle ne réussit pas toujours aussi, elle a ses doutes et ses échecs, ses failles et ses défauts. C’est mené et écrit de telle sorte qu’on voit bien la beauté des relations tissées, la pureté de ses intentions.

C’est très très beau et inspirant de voir le parcours de Léna mais aussi et surtout de celles et ceux qu’elle rencontre. Dans l’Inde très traditionnelle qui nous est décrite, on croise un panel de personnages très forts et immensément attachant. C’est parfois dur de lire ce qui leur est arrivé, c’est parfois révoltant d’imaginer que ça puisse réellement se passer comme ça mais c’est important à lire et très touchant. Il y a toujours ce style d’écriture de l’autrice que j’ai trouvé magnifique. Il est parfait pour rentrer dans l’histoire, pour être emporté par les mots écrits.

Bref, une très belle lecture qui m’a touchée et happée. Encore une très belle réussite pour Laëtitia Colombani. (je fais très sérieuse et prétentieuse avec cette phrase, on dirait que je délibère pour lui remettre le Goncourt, mdrr j’ai cru que j’étais qui ??)

Marie ❤


2 réflexions sur “Chronique : Les cerfs-volants, de Laetitia Colombani.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s