Chronique : Voyage à Birmingham, de Christopher Paul Curtis.

  • Titre : Voyage à Birmingham
  • Auteur : Christopher Paul Curtis
  • Editeur : Ecole des Loisirs
  • Prix : 6.80€
  • 283 pages.
  • Résumé : « La vie quotidienne de la famille Watson, dans l’état du Michigan au début des années 60, est celle d’une famille noire des plus normales, avec son lot de bons souvenirs, de chamailleries, de projets raisonnables et de serrages de vis. Joetta est une bonne petite, Kenny travaille si bien à l’école que tout le monde l’appelle Einstein. Mais Byron, le fils aîné, est en train de mal tourner. Alors, pour lui apprendre à vivre tant qu’il en est encore temps, les parents décident de l’envoyer en pension chez sa grand-mère du Sud, là où la vie est difficile pour les Noirs, là où leurs toilettes, leurs autobus, leurs écoles et leurs églises sont séparées de celles des Blancs. Tout le monde profite des grandes vacances pour l’accompagner, et pour que ce long voyage soit tout de même une partie de plaisir, Papa Watson équipe sa voiture, la Grosse Bombe, d’une électrophone dernier-cri où chacun peut jouer ses disques préférés. Et la famille prend la route, avec sandwiches au beurre de cacahuète et bagages. C’est l’été 1963. Dans le Sud, le mouvement pour les droits civiques bat son plein, les foules noires protestent pacifiquement contre la ségrégation, les racistes ripostent en posant des bombes jusque dans les églises. C’est l’été 1963. Il fait chaud. Dans quinze jours, le 15 septembre, Martin Luther King prononcera son immortel discours :  » J’ai fait un rêve… »
Voyage à Birmingham, 1963
  • Mon avis : j’ai adoré !

J’ai reçu ce livre en service presse au travail et j’avoue que le résumé a attiré mon attention. Le fait que ça soit un ownvoice a fini de me convaincre et je l’ai dévoré. En plus d’être assez court, il est vraiment addictif. On suit la famille Watson qui est attachante au possible. Ils sont tous bien construits, tous intéressants à leur manière, tous tellement réalistes que j’avais envie d’aller frapper chez eux, pour jouer aux dinosaures avec Kenny par exemple. Bref, vous l’avez compris, j’ai adoré.

Dans le résumé, on met en avant le voyage mais celui-ci prend finalement peu de place dans le récit. On partage surtout le quotidien de cette famille, les bêtises des uns et des autres, les liens qui les unissent, les jolis moments et les disputes. La seconde partie du roman se focalise plus sur la question du racisme, la ségrégation et toute l’horreur qu’il y a derrière ça. Je ne rentrerais pas dans les détails, mais les derniers chapitres m’ont fait pleuré et j’ai eu VRAIMENT PEUR que ça finisse mal. Le récit prend une dimension plus profonde qui m’a surprise mais absolument pas déçue. J’ai aimé la manière dont les choses étaient faites. Les messages sont fait passés en douceur et pourtant, c’est impossible de rester de marbre face à ce qui se passe. Malheureusement, ça fait beaucoup trop écho à ce qui arrive encore de nos jours et ça rend l’histoire encore plus révoltante et touchante. Comme je le disais, je me suis beaucoup attachée à la famille Watson alors je n’ai pas honte de dire que j’ai pleuré tout ce que j’avais. Voilà.

J’espère que la réédition de ce roman (la première version est sortie en France dans les années 1990′) l’aidera à se faire connaitre parce que c’est un roman qui réussit à être à la fois tout doux et super important. Bref, une superbe lecture que je ne peux que vous recommander !

Marie ❤


5 réflexions sur “Chronique : Voyage à Birmingham, de Christopher Paul Curtis.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s