Chronique : Alabama 1963, de Ludovic Manchette & Christian Niemiec.

  • Titre : Alabama 1963
  • Auteurs : Ludovic Manchette & Christian Niemiec
  • Editeur : Le Cherche Midi
  • Prix : 18€
  • 384 pages.
  • Résumé : « Birmingham, Alabama, 1963. Le corps sans vie d’une fillette noire est retrouvé. La police s’en préoccupe de loin. Mais voilà que d’autres petites filles noires disparaissent… Bud Larkin, détective privé bougon, alcoolique et raciste, accepte d’enquêter pour le père de la première victime. Adela Cobb, femme de ménage noire, jeune veuve et mère de famille, s’interroge : « Les petites filles, ça disparaît pas comme ça… » Deux êtres que tout oppose. A priori. »

Alabama 1963

Merci aux éditions du Cherche Midi pour cet envoi !

  • Mon avis : un roman original et très addictif que j’ai adoré !

Je ne sais pas si j’en ai déjà parlé ici mais, il y a de cela des années (#MamieMarie), j’ai lu et adoré La Couleur des Sentiments, de Kathryn Stockett. Alors quand on m’a dit que ce roman avait des vibes de ce roman que j’adore, j’ai foncé (et j’ai vu les clins d’oeil hehe). Et pourtant, c’était aussi une enquête, un policier donc, ce qui n’est pas tout à fait ma tasse de thé. Mais j’ai décidé de sortir de ma zone de confort, et j’ai bien fait.

On suit effectivement un détective qui, bien malgré lui, va se trouver embarquer dans une enquête tendue. Des petites filles noires disparaissent avant d’être retrouvées sans vie. Vu que nous sommes en Alabama, état ségrégationniste, en 1963, autant vous dire que la police n’est pas hyper nerveuse sur le sujet. Pourtant, les meurtres continuent, les choses s’emballent et le détective Bud va trouver une alliée inattendue en la personne de Adela, sa femme de ménage noire. Entre résolution de l’enquête et rapprochement progressif, on suit ces deux personnages aussi attachants qu’intéressants.

Le contexte est hyper bien travaillé : on est dans l’Amérique de la déségrégation, au moment où les choses sont encore floues, surtout dans des états du sud comme l’Alabama. On parle de Kennedy, on parle de Martin Luther King … C’est très immersif et ça se dévore. Bien évidemment, c’est un sujet très difficile. Entre ce qui arrive aux petites filles, les remarques ou comportements racistes, la passivité ou la méchanceté de certains personnages … Ce n’est pas toujours rose. Mais, et c’est la force de ce livre, on a aussi beaucoup d’humour et une évolution des personnages qui est très belle. L’histoire est addictive et les sujets, évidemment importants. A travers l’histoire, à travers les personnages, des remarques, des situations, les auteurs font passer des messages vraiment intéressants, mais toujours avec tact et esprit. En fait, ils décrivent des situations tellement insensées qu’on ne peut que se dire « c’est de la folie de traiter une catégorie de personne de cette façon ». Pourtant, ça été fait pendant des siècles… et c’est encore le cas, ce qui rend les choses encore plus horribles et le roman encore plus important.

Bon je vais m’arrêter d’écrire, parce que je pense que je pourrais vous écrire encore 500 mots, mais je pense que vous avez compris l’idée générale : j’ai adoré ce roman. Il m’a surprise, il m’a emportée, il m’a émue et m’a énervée, bref, il m’a fait ressentir des choses et c’était une excellente lecture que je ne peux que vous recommander ! 

Marie ❤


9 réflexions sur “Chronique : Alabama 1963, de Ludovic Manchette & Christian Niemiec.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s