Chronique : Dévisagée, d’Erin Stewart.

  • Titre : Dévisagée
  • Autrice : Erin Stewart
  • Editeur : Gallimard Jeunesse
  • Prix : 18,50€
  • 464 pages.
  • Résumé : « Ava a tout perdu dans l’incendie qui a ravagé sa maison. Ses parents. Sa meilleure amie. Même son visage. Elle n’a pas besoin d’un miroir pour savoir à quoi elle ressemble: la violence du regard des autres suffit. De retour au Lycée, Ava ne pensait pas tenir plus d’une semaine. Jusqu’à ce qu’elle rencontre la piquante Piper, qui porte comme elle des cicatrices, et Asad, technicien du groupe théâtre -qui partagent sa force de caractère et son humour à toute épreuve. »

dévisagée

Merci aux éditions Gallimard pour cet envoi !

  • Mon avis : un roman poignant qui me fait frôler le coup de coeur !

J’aime beaucoup la couverture, mais j’avoue que j’étais assez frileuse avant de l’attaquer. Quand ça parle de sujets importants et difficiles comme ça, soit ça passe, soit ça casse. Autrement dit, soit j’adore, soit je ressors traumatisée. Eh bien là, j’ai adoré ! 

J’ai trouvé que le roman était hyper bien fait, bien construit, très addictif. Je n’avais pas envie de m’arrêter de lire, j’avais envie de poursuivre avec Ava, de voir sa reconstruction, de la suivre dans son évolution, même quand elle trébuchait ou rencontrait des obstacles. C’est très émouvant d’être dans la tête d’une personne qui a tout perdu, de sa famille à sa maison en passant par son propre corps. C’est émouvant et dur et j’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois.

Je me suis aussi attachée aux différents personnages. Ava, bien sûr, mais aussi Cora et Glenn, Piper et Asad … Un panel de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, bien construits au point qu’on en oublie que certains ne sont que des personnages secondaires. Même les personnages « méchant » sont intéressants. Le but de ce roman semble justement de montrer que tout n’est pas toujours ce qu’il semble être : la méchante de l’histoire ne l’est pas forcément. La grande brûlée qui a tout perdu n’est pas destinée à rester au fond du trou ou cachée dans un coin. Et ce n’est pas la taille des cicatrices qui définit l’état dans lequel on est. Certaines sont invisibles et elles peuvent faire bien plus de mal que les autres… Bref, tout ceci est un peu philosophique mais j’essayais d’éviter les spoils. Quoi qu’il en soit, c’est de très beaux messages qui sont fait passés et j’ai adoré les découvrir au fil du récit.

J’ai aussi adoré les relations entre les différents personnages, le travail évident qu’il y a eu sur tout le sujet médical autour des grands brûlés, l’humour que l’autrice insuffle dans son récit, qui vient alléger la tension et nuancer le côté sombre de cette histoire. Bref, c’est fort, c’est poignant, c’est prenant et c’était une excellente lecture ! 

Marie ❤


9 réflexions sur “Chronique : Dévisagée, d’Erin Stewart.

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