Chronique : L’Enchanteur, de Stephen Carrière.

  • Titre : L’Enchanteur
  • Auteur : Stephen Carrière
  • Editeur : Pocket Jeunesse
  • Prix : 18,50€
  • 414 pages
  • Résumé :  » Stan s’est taillé une place de choix au lycée. Ses camarades viennent le voir avec leurs problèmes et il élabore des stratagèmes insensés pour les résoudre. Aidé de sa bande d’amis fidèles, Daniel, Jenny, David et Moh, il est devenu un artiste en manipulation de la réalité. On l’appelle l’Enchanteur et, cette année, il va devoir réaliser son chef-d’oeuvre. Car Daniel est malade. Daniel va mourir. Comme il est fan de comédies musicales, il a demandé à Stan de transformer sa mort en un spectacle si grandiose qu’il lui offrira un peu d’immortalité. Il ne reste que neuf mois à l’Enchanteur et ses comparses pour accomplir ce « miracle ». Mais, dans les ruelles du centre-ville, un Mal ancien et féroce se répand… et, même s’ils préféreraient l’ignorer, nos héros semblent être plus impliqués qu’ils ne le souhaiteraient. »

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Merci aux éditions Pocket Jeunesse pour cet envoi !

  • Mon avis : un roman original et addictif ! 

Quand on a commencé à parler de ce roman, je dois avouer que j’ai été intriguée mais que je ne savais pas s’il me tentait vraiment. Il m’avait l’air d’être différent de ce que je lis habituellement mais j’ai quand même fini par me laisser tenter, parce que c’est aussi à ça que servent les SP : découvrir de nouvelles choses. Et, comme souvent, je ne regrette pas de m’être laissée tentée par cette lecture !

Dans l’Enchanteur, on suit Daniel et ses amis, Stan, David, Jenny et Moh. Ensemble, ils ont prévu un beau spectacle, un événement incroyable qu’ils appellent le Miracle, pour être sûrs que Daniel, mourant d’une maladie, reste dans les mémoires. Pour cela, ils comptent sur le talent de Stan qu’on appelle l’Enchanteur et sur l’apport de chacun d’entre eux. Mais alors que leur plan se met en place, ils doivent composer avec une étrange humeur sombre qui s’est abattue sur la ville et des meurtres aussi sanguinaires qu’étranges …

La première chose à savoir sur ce livre, c’est qu’il est vraiment original. Je ne sais pas à quoi vous vous attendez avec cette lecture, mais vous serez sans doute surpris. Il ne s’agit pas simplement d’une histoire d’amitié poignante. Il ne s’agit pas non plus d’une bande d’amis luttant contre un mal obscur qui sévit en ville. Vous n’aurez pas de courses poursuites, de combats de magie ou de chose dans ce genre. Mais il n’empêche que ce roman est incroyable. Il mêle très bien réalisme et fantastique, à tel point que les lignes sont floues et que tu ne sais plus vraiment ce qui est vrai ou non. J’ai trouvé ça extrêmement bien fait et surtout, très intéressant, car ça fait un parallèle avec les plans de Stan qui, en fait d’enchanter les gens, leur présente une partie de la vérité afin de les mener là où il veut. Tout au long du roman, Stephen Carrière a fait pareil. Le résultat est une lecture parfois un peu étrange mais toujours addictive et entraînante. Je pense vraiment que ça ne pourra pas plaire à tout le monde, déjà pour l’originalité, ensuite pour le côté parfois dense et philosophique de certains dialogues / raisonnements, mais aussi parce qu’il faut finalement accepter de ne pas tout saisir ou de ne pas tout ancrer dans un genre dès le début de la lecture. Ce roman joue avec les codes et c’est très agréable.

J’ai particulièrement aimé l’intrigue pleine d’esprit qui représente une belle leçon d’amitié mais aussi de vie. Car la profondeur de l’intrigue autour des meurtres est vraiment intéressante : elle fait écho à ce que la société actuelle est en train de vivre et si c’est parfois dur, c’est toujours touchant et important. J’ai particulièrement aimé la morale : pour contrer le mal, il suffit parfois de conjurer une idée plus forte qui apporte la joie, la paix, le calme, le bonheur. Plus facile à dire qu’à faire mais eh, Stan est l’Enchanteur …

 » – Ce que tu me demandes de faire, c’est un miracle. 

– Il était temps que tu mérites ton surnom. » 

Et c’est comme ça que tout avait commencé. 

Finalement, deux autres choses que j’ai aimé durant ma lecture : les personnages et le style de l’auteur. Les personnages sont attachants, différents et diversifiés. Ils ont chacun leur apport à l’histoire, chacun leurs moments de faiblesses et leurs moments de force. Ils sont vraiment intéressants à suivre. Ils évoluent bien grâce au style de l’auteur, toujours juste et beau. C’est parfois un peu dense, comme je le disais, ce qui fait que ce n’est un roman qu’on dévore comme ça, sans vraiment y penser. Là c’est intense, c’est prenant et c’est un style d’écriture vraiment travaillé. C’est aussi ce qui sert l’ambiance du roman : l’écriture la rend plus palpable, plus réelle en un sens. Il y a des scènes décrites avec tellement de brio que j’ai plusieurs fois cru y être. J’ai dansé avec Cassie, j’ai couru dans la ruelle avec Stan, j’ai pleuré avec la bande dans les derniers chapitres …. Bref, j’étais vraiment dedans.

Si je résume ma lecture, ça donne donc à peu près ça. Une ambiance tantôt pesante, tantôt légère et belle mais toujours immersive, servie par une écriture et des personnages attachants … Un roman original à l’intrigue incroyable et aux messages forts qui font écho à des sujets d’actualité importants. Une histoire qui mêle parfaitement réel et fantastique, ce qui peut perturber mais qui est toujours bien fait et qui conduit à un final en apothéose. Bref, une lecture que je ne regrette pas d’avoir fait et qui m’a passionnée !

Marie  ❤


11 réflexions sur “Chronique : L’Enchanteur, de Stephen Carrière.

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