Chronique : Speak, d’Emily Carroll.

  • Titre : Speak
  • Autrice : Emily Carroll, d’après le roman de Laurie Halse Anderson
  • Editeur : Rue de Sèvres (Ecole des Loisirs)
  • Prix : 20€
  • 379 pages :
  • Résumé :  » Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer… »

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Merci à l’Ecole des Loisirs pour cet envoi !

  • Mon avis : un roman graphique touchant et très important. 

Je dois l’avouer : je n’avais jamais entendu parler du roman de Laurie Halse Anderson qui traite pourtant d’un sujet extrêmement important et qui se base sur ce que l’autrice a réellement vécu. J’étais donc heureuse que l’Ecole des Loisirs me proposent de découvrir le roman graphique adapté et j’étais curieuse de me faire mon avis.

Speak, c’est l’histoire de Melinda, une jeune fille de 15 ans qui, après une soirée estivale qui tourne mal, se renferme sur elle-même. Elle n’arrive plus à parler, que ce soit pour dire des banalités ou pour aborder ce qui est vraiment important, à savoir ce qui lui est arrivé. Elle tombe dans une spirale infernale et sa première année de lycée est un cauchemar du début à la fin, jusqu’au moment où elle parvient progressivement et douloureusement à remonter la pente.

Ce roman est extrêmement émouvant et très touchant. Il aborde bien sûr des sujets importants et ce n’est pas toujours facile mais il n’empêche que c’est très bien fait. J’ai été happée par l’histoire, touchée par Melinda et écœurée par le comportement des autres. Ses « amis », ses parents, ses profs … personne ou presque ne semble se rendre compte de ce qui se passe pour la jeune fille et c’est à pleurer tellement on a envie de lui faire un calin, de lui dire que tout va bien se passer, qu’elle va s’en sortir. On aborde évidemment des sujets comme le viol, les agressions, la place de la femme, le regard des hommes, l’éducation, la famille, l’amitié, les pressions sociales, la culpabilité, les traumatismes … C’est très large mais toujours bien amené et bien construit.

J’ai trouvé que le format roman graphique apportait vraiment quelque chose à l’histoire. Il permet de mieux rentrer dedans, d’être intéressé dès les premières pages, mais aussi de mieux se représenter les personnages et la réalité de ce qu’ils vivent. C’était mon premier roman graphique mais j’ai beaucoup aimé cette expérience. La construction était intéressante aussi : on a une succession de petites scènes qui peuvent sembler décousues mais qui mettent en avant le quotidien de Mel et j’ai trouvé que cet aspect décousu permettait de mieux rentré dans sa tête, de comprendre ce qu’elle ressentait et de le vivre à travers elle. Encore une fois, ça rend le récit extrêmement touchant. J’ai aussi et surtout aimé les messages qui étaient transmis dans le roman. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’évolution et les révélations, mais c’était superbe.

En résumé, il s’agit d’un roman émouvant, important, parfois assez percutant, mais toujours très juste. Je vous le conseille : si vous ne le lisez pas pour la beauté des illustrations et l’humour noir du ton de Melinda, lisez-le pour le sujet capital et les messages importants qui y sont passés. 

Marie  ❤


4 réflexions sur “Chronique : Speak, d’Emily Carroll.

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