Parlons peu, parlons … mamans dans la littérature YA !

Eh oui ! Demain c’est la fête des mères en France ! Bonne fêtes des mères à tous ! Si vous êtes maman, j’espère que vous allez être chouchoutées. Si vous n’êtes pas maman, j’espère que vous pourrez chouchouter la vôtre. Dans tous les cas, je pense fort à vous. ❤

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Aujourd’hui, j’ai voulu rendre hommage aux mamans. Les mamans, c’est précieux. Si on a de la chance, elles sont là pour nous, pour nous aider, nous entourer, nous accompagner et nous aimer. Elles sont nos ancres et même si on a traversé une période où se serait bien passé de les voir nous amener à l’école et nous « foutre la honte » devant nos copains, on se rend bien vite compte qu’on ne peut pas se passer d’elles. Comme je ne peux pas rendre hommage à toutes les mamans du monde pour le fantastique travail qu’elles font, je me contenterais  de rendre hommage aux mamans livreques. Celles que j’adore, celles que j’aime moins, mais qui sont toujours des personnages complexes et extrêmement intéressants.

Cet article portera sur les mamans dans la littérature Young Adult. Pourquoi me concentrer sur le Young Adult ? (ces phrases sonnent comme une introduction de dissertation et je n’aime pas ça.). Déjà parce que c’est le genre que je lis le plus, donc où j’ai le plus de références. Ensuite parce que je trouve que c’est particulièrement intéressant de regarder le rôle des parents dans ce genre de romans.

Dans le YA, les personnages principaux sont souvent jeunes et c’est très rare qu’ils aient encore leurs deux parents. Ils sont souvent orphelins, ce qui permet de laisser une certaine liberté aux protagonistes et de mettre en place le schéma du héros qui doit affronter toute une série d’événements dont lui seul peut triompher. S’il a besoin d’aide, il sera accompagné par des acolytes et souvent par un mentor qui finira par faire office de figure paternelle ou maternelle. Certes, il y a des exceptions, mais il faut avouer que les romans de YA sont mortels pour les parents. J’ai donc envie de me pencher sur ceux qui restent pour voir le rôle qu’ils endossent et la manière dont ils font avancer l’histoire, notamment les mères (bah oui, ce n’est pas encore la fête des pères, mais croyez-moi, j’ai plein de choses à dire sur eux aussi !). Je trouve que, bien souvent, soit la maman est méchante pour faire avancer l’histoire, soit elle est gentille et sert à introduire des moments de douceur dans le quotidien d’un héros déjà bien tourmenté. Je sais que c’est simplifié à l’extrême et très naïf comme vision, mais ça revient assez souvent.

Pour rendre hommage à ces mamans littéraires, je me suis permis de faire un petit classement. On a d’abord les mamans carrément craignos, puis les mamans un peu limites, puis les meilleurs mamans du monde. Evidemment, je ne peux pas citer touuuuutes les mamans, je vous ai donc fait un petit panel. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Les mamans carrément craignos

  • La Commandante (Une braise sous la cendre, de Saba Tahir) :

Okaaaaay, tu le voulais pas cet enfant. Okaaaay, il a ralenti ta carrière et te rappelle ton déshonneur et ton cauchemar tous les jours. Mais bon, il est là maintenant, il s’en sort pas mal alors pourquoi tu laisses pas tout ça de côté pour lui faire un gros bisous ? HEIN? ? Pourquoi tu t’entêtes à être une bitch sans coeur et sans pitié ?

Okay, elle est pas vraiment maman, mais déjà en tant que belle-mère, elle craint un max. J’ose même pas imaginer ce que ça pourrait donner avec la chair de sa chair… T’as qu’à la regarder pour savoir que c’est pas Jo le rigolo hein ...

Alors oui, j’ai lu cette pépite il n’y a pas longtemps, donc cette histoire extrêmement émouvante est très fraîche dans ma mémoire. Ce qui m’a frappé c’est le rôle de la mère d’Achille. Elle est tellement obsedée par la destinée de son fils qu’elle lui met une pression de dingue et, résultat des courses, il finit par faire tout le contraire de ce qu’il faudrait pour accéder à la grandeur. Heureusement que Patrocle est là pour le remettre sur le droit chemin (BIG UP PATROCLE). Bref, Thétis est une mère en carton. Elle finit même par dire à son fils qu’elle le déteste. Well, AREN’T YOU MOM OF THE YEAR ? 

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Les mamans un peu limite :

  • la mère de Katniss (Hunger Games, de Suzanne Collins) : 

Je n’imagine même pas à quel point ça doit être horrible de vivre à Panem, dans le district Douze. Et je n’imagine même pas à quel point ça doit faire mal de perdre son mari dans une mine. Mais BORDEL, elle avait deux filles qu’elle a totalement négligées ! Certes, elle se rattrape un peu vers la fin, disons qu’elle se remue un peu les miches, mais si Katniss lui pardonne, j’avoue que j’ai un peu de mal à le digérer.

  • Jocelyn Fairchild (The Mortal Instruments, de Cassandra Clare) : 

Bon, au fond, c’est pas une mauvaise personne. Elle a juste paniqué (face à l’autre psychopathe de Valentin, ça peut se comprendre). Mais à force de cacher des choses capitales à sa gamine, bah ça fou dans la ***. Forcément hein. Et puis je ne trouve pas que ça soit un personnage super attachant … Certes, comme la maman de Katniss, elle a ses moments. Elle se rattrape un peu … Mais ça reste limite limite …

Les « meilleures » mamans :

b5378d9c37ef507c3ebb05f0502a12d0Franchement. Elle a mis au monde sept gamins. SEPT P****. Rien que pour ça, elle mérite une médaille. En plus, c’est pas que des enfants de coeur qu’elle nous a pondu là ! Un qui va s’exiler en Egypte pour bosser avec des gobelins, un autre qui décide de fricoter avec des dragons, un qui est complètement obsédé par sa carrière et même s’il la rend fière, il doit être invivable. Ensuite, on a les deux zigotos qui sont rigolos mais ne font que des conneries et font monter la pression artérielle de Molly. Et pour finir, les deux derniers. RonRon a l’excellente idée de se lier d’amitié avec Harry Potter, aka le gars qui t’apporte tellement d’ennuis que si tu survis, c’est un miracle. Et Ginny ? Aaaah, Ginny, sa fille chérie ! Enfin un peu de douceur parmi toute cette testostérone. Et BAM, la fille décide de suivre le chemin de son frère et tombe amoureuse d’Harry, donc risque sa vie à de nombreuses reprises. Molly a du en passer, des nuits blanches…

Malgré ça, elle reste la mère parfaite. Stricte et un peu gueularde quand il le faut, mais surtout aimante, pleine de confiance et toujours présente. Elle s’est toujours débrouillée pour qu’ils soient heureux et en bonne santé, même si la famille ne roulait pas sur l’or. Elle cuisine comme un chef, est une pro du tricotage et gère la maison sans même pouvoir se reposer sur un elfe de maison. Mais surtout, elle a « sacrifié » sa vie pour ses enfants. Sérieusement, pensez-y. Molly est une sorcière super badass (n’importe qui ne peut pas s’attaquer à Bellatrix Lestrange hein). Elle aurait pu devenir quelqu’un d’important. Mais elle a préféré rester à la maison à cuisiner pour ses enfants et son mari. Je n’apprécie pas que les femmes soient cantonnées au rôle de la popotte et du ménage, mais là j’adore la façon dont JKR a construit le personnage : elle passe 7 tomes à nous dire que Molly fait la cuisine et à la fin BIM, elle t’apprend qu’elle sait kick some ass. Si elle reste à la maison, c’est un choix, c’est pour sa famille et c’est finalement le plus important. Je me rend compte que je me suis emballée et que je vous ai écrit un roman sur Molly Prewett Weasley, sorry, mais je l’adore. 

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Aaaaah. Sally. Déjà, la meuf a tapé dans l’oeil de Poséidon. Je pourrais arrêter cet argumentaire là, mais je vais continuer. Elle a arrêté ses études pour élever un gamin SEULE. Et pas n’importe quel gamin : PERCY JACKSON. Le gamin le plus turbulent de l’état de New York. Hyper attachant mais surtout hyper actif, avec le petit plus : il attire les monstres. Du coup, que fait-elle pour le protéger ? Elle se trouve le mec le plus dégueu possible, celui dont l’odeur humaine va cacher l’odeur de demi-dieu de Percy (c’est pas glamour cette histoire en vrai) et elle se met avec. Je répète, elle se tape un lourdaud pendant des années, pour protéger son fils. Sally Jackson est une reine parmi les hommes (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Poséidon). Bon, une fois qu’elle peut se débarrasser de Gaby Pue-Grave, elle se trouve un mec sympa et intéressant. Bien. Sauf qu’elle vit toujours dans un stress absolu parce qu’il s’avère que son fils est l’objet d’une prophétie qui déterminera le sort de l’humanité. En plus de ça, il part souvent faire des quêtes super dangereuses, risque sa vie quotidiennement et disparaît souvent. Vous imaginez Sally qui attend désespéramment un coup de fil de son fils ? Moi ça me brise le coeur. Malgré cela, Sally est toujours là pour l’encourager et le réconforter. Elle est super badass et met même la main à la pâte quand il le faut. Je le dis et répète : SALLY JACKSON EST UNE REINE ET UNE MAMAN EN OR.

  • Lily Potter (Harry Potter, de J.K.R) :

Alors CERTES, elle n’esT pas restée mère très longtemps. Je sais, c’est cruel dit comme ça. Mais en attendant, elle a tout déchiré en tant que maman. Déjà en tant que femme et sorcière, c’est une personne que j’admire. Et j’aime à croire qu’elle est une mère formidable. Malgré la pression qu’elle devait subir, malgré le fait qu’il fallait canaliser James (qui doit pas être facile à vivre enfermé H24), malgré la peur de voir débarquer l’autre moche de Vous-Savez-Qui … Elle a géré. Et surtout, elle a sacrifié sa vie pour son fils. Elle s’est sacrifié sans même y penser, sans hésiter une seconde. Si c’est pas une preuve d’amour absolue, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Moi, je dis BIG UP LILY.

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  • Esmée Cullen (Twilight, de Stephanie Meyer) :

Techniquement, ce n’est pas VRAIMENT une maman. Mais elle agit tout comme et elle le fait bien. Elle est douce et aimante et c’est beau de la voir avec sa petite famille recomposée. Ce n’est pas le personnage le plus apprécié ou le plus mis en avant dans la saga Twilight, mais je trouve qu’elle mérite quand même un peu d’amour, en ce jour où nous célébrons les mères aimantes et protectrices. Tu as fait du bon boulot, Esmée. Bravo.

  • Narcissa Malefoy (Harry Potter, de JKR) :

Je sais, ça fait beaucoup de HP. Mais même si je n’ai aucune affection pour les Malefoy, je dois reconnaître que Narcissa est un personnage fascinant. Ce passage vers la fin du 7 … j’en ai encore des frissons. Déjà à partir du moment où elle fait le serment inviolable, tu sens que c’est le genre de maman qu’il faut pas contrarier. Elle a une moralité carrément discutable mais rien n’est plus important que son fils à ses yeux et ça, c’est beau.

  • Bonus : ma Maman.
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OKAY, elle n’est pas dans les livres, mais ma maman est définitivement l’une des meilleures. Elle n’a jamais eu besoin de me préparer à affronter un mage noir, à terrasser un titan ou à me soutenir durant une guerre contre de méchants vampires, mais elle reste la meilleure à mes yeux. Parce qu’elle est toujours là pour moi et me soutient toujours, même maintenant que je suis censée être une adulte responsable (faudrait penser à couper le cordon, hein ?). Parce qu’elle me connait mieux que personne et que quand ça ne va pas, il n’y a qu’un seul endroit où j’oublie tout et où tout s’arrange (spoiler : c’est dans ses bras). Je sais, c’est gniangnian et ça n’a peut-être pas sa place sur un blog littéraire, mais tant pis. Maman, si tu lis ça, je t’aime. Tu es la meilleure. (Oui, cette mention est ton cadeau. J’ESPÈRE QUE TU APPRÉCIE MA GÉNÉROSITÉ). 

Et voilà ! Ma petite liste non exhaustive et totalement subjective des mamans dans les livres de YA. N’hésitez pas à me dire quelles sont vos mamans préférés, lesquelles vous ont déçues et lesquelles vous détestez. Surtout, bonne fête des mères à tous et je vous souhaite de bien profiter de votre maman ! ❤

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Marie   ❤

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25 réflexions sur “Parlons peu, parlons … mamans dans la littérature YA !

  1. Super article j’ai adoré. bon pour les mamans livresques, je ne peux pas te dire. Vu que je n’ai lu que les deux premiers tomes de HP. Pas lu Twilight, ni lu Hunger Games. Ni les autres d’ailleurs. Va falloir que je remédie à ça. Sinon, magnifique petit mot pour ta maman, c’était vraiment adorable 🙂

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  2. J’adore cet article. Il est super intéressant et franchement tu as eu une bonne idée. Tout au long de ma lecture, j’avais envie de l’étranger la Commandante !!
    J’ai également grandi avec des parents présents et aimants donc je suis assez révoltée parfois devant l’indifférence de certains. Même si l’enfant n est pas voulu, il est là et c’est tout. Cela vaut dans le YA comme dans la vraie vie.
    Big up Molly, je l’adore aussi !

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  3. Coucou ! Alors, comment te dire que ton article sur les mamans littéraires est juste… A couper le souffle. Sérieusement, intérieurement, je n’arrêtais pas de pleurer, et mon cœur est encore en train de déborder d’amour. Ton article est juste formidable. Et je suis bien d’accord avec toi sur la plupart de tes choix : la Commandante est juste WORST MOM EVER (elle ne mérite pas un fils aussi extraordinaire qu’Elias, je suis sûre qu’Audrey est d’accord avec moi). Levana, j’en parle même pas. Déjà, on se demande comment Channary (une mère pour pas longtemps mais une mère abominable quand même) a pu avoir une fille telle que Cinder, mais Levana, je ne la vois pas porter la vie en elle, impossible. La mère de Katniss, c’est une vraie loque (sorry not sorry). Jocelyn, je suis loin d’approuver tous ces choix mais je l’aime quand même. Mais alors, les mamans en or, je suis juste à 100% d’accord. Molly, c’est ma maman adoptive livresque (je lui donne encore plus de taf, la pauvre !!), Arthur a trouvé une véritable perle de femme et de maman avec elle. Sally Jackson, c’est la maman qui casse la baraque et qui te fait de la nourriture bleue comme personne, c’est un être à part. Tout comme Lily. Pour ce qui est d’Esmé, je n’aime pas trop la saga Twilight mais je dois reconnaître qu’elle est une maman incroyable. Quant à Narcissa… Drago a bien de la chance d’avoir une femme pareille comme maman, quand on voit son père hein… Et la cerise sur le gâteau : ta propre maman ♥ Elle est magnifique et tu lui ressembles je trouve ♥ Merci pour ce sublime article en hommage aux mères, cela me donne encore plus envie de serrer la mienne fort dans mes bras (c’est ce que je fais h/24 déjà, mais bon) et de lui dire combien elle est unique et combien je l’aime (idem). On devrait les célébrer toute l’année et pas juste en mai hein !!!

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