Chronique : The Curse, de Marie Rutkoski.

  • Titre : The Curse
  • Auteur : Marie Rutkoski
  • Editeur : Lumen Editions
  • Prix : 15€
  • 464 pages
  • Résumé : « Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage. Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.« 

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  • Mon avis : Encore un beau coup de coeur pour ce roman !

Il semblerait que mon année 2017 soit très belle, au moins au niveau des lectures ! Je n’ai pour le moment pas eu de déceptions et j’ai découvert quelques belles sagas. The Curse, premier tome d’une trilogie fait partie de ces belles découvertes.

J’étais impatiente de commencer ma lecture puisque j’entendais beaucoup parler de ce livre sur les réseaux sociaux et que je trouvais que le résumé en révélait à la fois beaucoup et peu. J’avoue que la première partie ne m’a pas vraiment convaincue. J’étais dans l’histoire mais sans y être à fond et je pensais que ma lecture serait agréable mais sans plus. Et puis je suis arrivée à la moitié du livre environ et là tout est devenu tellement mieux ! La lecture agréable s’est transformée en page-turner et en gros coup de coeur.

Qu’est-ce que j’ai aimé ? D’abord l’intrigue. Elle est entraînante, dès le début déjà, mais encore plus à la seconde partie du livre. Pour être totalement honnête, l’histoire n’est pas des plus originales. Ca parle de deux peuples, l’un dominé, l’autre dominant, d’un esclave et d’une jeune héritière prometteuse. De leur relation qui va évoluer et de la rébellion qui se prépare. On est d’accord, ce thème a déjà été pas mal exploré … Mais, au final, c’est un thème dont on ne se lasse pas et, ici, ce qui est original, c’est le monde crée par l’auteur, c’est les personnages qu’elle met en scène, c’est la façon dont elle traite toute l’intrigue.

Parlons un peu des personnages justement. Encore une fois, au début, je les ai trouvé intéressants mais pas tellement attachants. Il m’a fallu attendre la deuxième partie du roman pour tomber amoureuse d’Arin, de sa force, de sa gentillesse et de son côté tendre et protecteur. (Arin fait donc officiellement son entrée dans la liste de mes bébounets, on l’applaudit bien fort !) C’est aussi à la deuxième partie du roman que je suis tombée en admiration devant Kestrel, son courage, son intelligence, sa ténacité. Elle est impressionnante et j’ai aimé qu’elle soit loin du cliché de la riche héritière fragile et naïve. Elle est badass (c’est une stratège hors pair !) mais elle a aussi ses limites, ce qui la rend plus réelle.

J’ai trouvé que la façon dont l’auteur traitait la relation entre Arin et Kestrel était très belle. A aucun moment on est dans le cliché de la relation impossible entre deux personnes trop différentes. Encore une fois (je sais, je radote !), le début du livre nous montre une relation un peu prévisible et pas des plus palpitante. Et puis tout s’accélère et tout devient mille fois mieux. J’ai aimé que l’auteur ne s’appesantisse pas sur leur relation plus que nécessaire. Elle arrive, en peu de scènes et peu de marques d’affections, à nous faire comprendre la beauté de leur relation. C’est beau, j’adore, j’adhère.

Les personnages secondaires sont aussi très bien, on s’y attache ou on les déteste quand il faut. Les rebondissements et révélations sont bien amenées, les dialogues sont souvent plein d’esprit ou d’humour et on trouve quelques jolies phrases à noter dans nos petits carnets réservés aux belles citations (ne mentez pas, on a tous ce carnet ! ).

J’ai juste une petite remarque sur le titre : The Curse en vf, The Winner’s Curse en vo. Ca fait référence aux conséquences qu’on doit affronter lorsqu’on acquiert quelque chose bien plus cher qu’on n’aurait du, en gros (en très gros hein, c’est bien mieux expliqué dans le livre). J’ai adoré la façon dont j’y ai pensé tout au long du livre. Kestrel y pense mais les lecteurs aussi : si la jeune fille n’avait pas eu cette impulsion subite d’acheter Arin à un prix bien trop important, les choses ne se seraient sans doute pas déroulées de la même façon…

Je sais que j’ai beaucoup insisté sur le fait que la première partie était normale et que la deuxième était WTFTROPBIENSAMERE mais est parce que j’ai trouvé très fort que l’auteur arrive à nous faire changer d’avis comme ça. A nous intriguer au début et puis, d’un coup, en quelques pages, à nous happer à tel point que refermer le livre provoquait presque une douleur physique ! (J’exagère un peu, okay…)

Bref, vous l’avez compris, j’ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre. J’ai déjà envie de hurler quand je pense au temps qu’il falloir attendre pour avoir le tome 2. Si vous êtes dans le même cas que moi, n’hésitez pas à commenter cet article pour qu’on partage notre  peine ensemble !   ❤ Si vous n’avez pas encore lu le livre, foncez. Si vous êtes en train de le lire et ne trouvez pas ça folichon, un conseil : poursuivez votre lecture. C’est de mieux en mieux et, en fin de compte, c’est ça le mieux dans les livres, non ?

Marie   ❤

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10 réflexions sur “Chronique : The Curse, de Marie Rutkoski.

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